Le Palais Jacques Cœur

Palais Jacques Coeur

Bourges

Ateliers de pratique artistique avec David Supper Magnou

Lundi 16 mars de 10h à 12h et de 14h à 17h : lycéens en prépa art

Vendredi 20 mars : école de la Chapelle St Ursin de 9h45 à 11h30 (24 élèves) et «école d’Ivoy le Pré de 14h à 15h30

Lundi 16 mars :

Le matin :

Présentation du travail de David Supper-Magnou autour du dessin et de l’architecture. - Temps d’échange avec les étudiant(es).
- Proposition d’atelier :

Après avoir échangé autour des procédés de représentation dans l’œuvre de David Supper-Magnou. Il s’agira, à partir de mots clefs comme piste de recherche, de mettre les étudiants en situation de création à l’intérieur du Palais Jacques-Cœur :
 Déconstruction / Reconstruction - Assemblage - Élévation - Espace / Temps.

Les étudiants seront invités à entrer dans une première phase de recherche et de prélèvement en parcourant le Palais Jacques-Cœur.

En fin de matinée, nous envisagerons un premier temps de discussion autour des projets de chacun.

L’après-midi :

Autonomie et déambulation des étudiants qui pourront travailler sur des supports mobiles et une salle restera à leur disposition. David Supper-Magnou accompagnera les étudiants dans leurs recherches et les conseillera dans la mise en oeuvre des projets.
En fin de journée, nous organiserons un temps de restitution.

Vendredi 20 mars :

Deux interventions d’1h30 chacune (matin et après-midi). Le même atelier est envisagé pour les deux classes.

Les élèves du matin auront visité le Palais Jacques-Cœur le jeudi 19 mars. Les élèves de l’après-midi visiteront le Palais le matin du vendredi 20 mars.

Dispositif :

Durée : 1h30.
Nombre d’élèves : 28.
Travail en salle sur des tables.

Temps 1 (30 minutes) :

Présentation de la démarche artistique de David Supper-Magnou autour du dessin et de l’architecture.

Moment d’échange avec les élèves.

Présentation de l’atelier : David Supper-Magnou aura réalisé plusieurs dessins d’ornements d’après des éléments issus de l’architecture du Palais Jacques-Cœur. En Architecture, ces composants sont appelés les “culots” ou “cul de lampe” et représentent de petits personnages d’époque en surplomb portant une charge. 
Ces dessins seront proposés comme bases de travail invitant les élèves à imaginer ce que peuvent soutenir ces culots. Chaque élève pourra disposer de trois images différentes et multiplier les possibilités selon leur créativité. Les élèves pourront s’inspirer de reproductions de gravure d’époque (annexe) apportées par David Supper-Magnou.

Temps 2 (45 minutes) :

Travail individuel en autonomie.

Outils : Feutre bleu et crayon graphite pour apprendre à créer des zones d’ombre qui donnent les effets de volume.

David Supper Magnou accompagne les élèves dans leurs recherches et les conseillera dans la mise en oeuvre de leurs idées si besoin.

Temps 3 (15 minutes) :

Mise en commun et restitution des réalisations avec les élèves. Chaque enfant pourra repartir avec sa ou ses réalisations.

© Aurore Proudhon
© Aurore Proudhon
© David Magnou
© David Magnou

L'artiste : David Supper Magnou

"J’ai grandi dans les forêts Haut-Marnaise, à observer la nature, à construire des cabanes ....

Ces explorations menées de l'enfance à l'adolescence et la formation de menuisier, suivie entre 2000 et 2004, sont sûrement aux origines de la majorité de mes recherches et de mes projets.

J’ai franchi une autre étape en intégrant l’École Nationale Supérieure d’Arts de Bourges dont je suis sorti diplômé en 2012.C’est au cours de ces 5 années d’acquisition de connaissances, d’échanges et de recherches que mon travail s’est naturellement orienté vers des questionnements liés à l’habitat.

Ma démarche plastique interroge les territoires, les traces que l’Homme laisse sur son environnement et l’obsolescence inéluctable de l’habitat humain.

Lors d’une occasion d’exposition ou t’intervention, je vais privilégier le travail in situ et je conçois généralement mes pièces en fonction des endroits dans lesquels je me trouve, par rapport à leur histoire, leur situation géographique, et je travailleen m’appropriant des esthétiques puisées dans l’histoire de l’Art.

En utilisant des codes ancrés dans la mémoire collective, je peux questionner les regards de différents publics. À l’image de mon travail qui imbrique l’art et la vie, je tente de rendre visibles les processus de création en partageant la construction dans une dynamique collective et participative du spectateur.

Les médiums que j’utilise pour la réalisation de mes pièces sont variés, du dessin à la sculpture, de la performance à la photographie, en passant par le son et la vidéo.

Les questions que je me pose sont très nombreuses, mais celle de la pérennité de l’architecture est très présente. Il est une phrase de l’ingénieur et architecte Hans-Walter Müller que j’aime citer pour illustrer mon travail qui explore cette question:"

« L’homme est éphémère. Sa vie est éphémère, ce qu’il fait doit-il durer ? L’architecture est le lien de sa vie, L’architecture doit mourir avec son utilisateur... ».

Extrait de Neuf (revue d’architecture), 1970

© CMN

Informations pratiques

Palais Jacques Coeur
10 bis, rue Jacques Coeur
18000 Bourges, France
Tel. +33 (0)2 48 24 79 42

http://www.palais-jacques-coeur.fr/

LE CONTEXTE ACTUEL DE CRISE SANITAIRE OBLIGE À ANNULER LES ATELIERS POUR LE MOMENT. CONSULTEZ LE SITE ULTÉRIEUREMENT POUR UN POSSIBLE REPORT. NOUS METTRONS TOUS NOS MOYENS EN OEUVRE POUR NOUS RETROUVER PROCHAINEMENT AUTOUR DU DESSIN !

Présentation du palais Jacques Coeur

Un personnage romanesque. Marchand à la tête d'un vaste réseau de comptoirs, Jacques Cœur est fait argentier du roi Charles VII en 1438. Anobli vers 1441, il devient son homme de confiance. Le palais (1443-1451) témoigne de son rang. Les jalousies entraînent son arrestation en 1451. Évadé de prison, il se réfugie à Rome. Il meurt de maladie à la tête d'une croisade en 1456. Jacques Cœur entre dans la légende et sa destinée est chantée par le poète François Villon.

Un édifice public. Hôtel de ville au XVIIe siècle, siège de tribunaux et finalement palais de justice à partir de 1820, l'édifice est inscrit sur la première liste des monuments historiques de 1840.